vendredi 8 avril 2005, par ManuDevil, Conception Multimédia
La situation est donc très ambigüe pour le concepteur de sites. En résumant, voilà ce que ça donne :
Imaginez alors le désarroi du concepteur, qui devait jongler avec des codes différents, et qui n’était jamais certain que son site s’afficherait correctement... C’était une sacrée foire d’empoigne !
Heureusement, le W3C a été créé, et s’est donné pour but de normaliser un peu tout ce fouillis. Il a listé les balises, et a édicté des règles de mise en forme du code. Et, grand bien nous fasse, les derniers logiciels de navigation s’efforcent de suivre et respecter ces règles.
Les règles du W3C ont pour but non seulement de normaliser le codage, mais aussi de préparer aux futures versions du HTML. Ces nouvelles versions commencent par le XHTML. Le XHTML sépare nettement le contenu du contenant. En gros, le contenu est agencé dans des balises spécifiques, au codage très strict, et la façon d’afficher ce contenu sur la page est géré par des feuilles de styles, les fichiers CSS [2].
Le problème principal du W3C, c’est justement qu’il est trop strict. Une page qui s’affiche parfaitement sur tous les navigateurs peut s’avérer contenir des erreurs selon les règles du W3C. Un exemple parmi tant d’autres : les animations Flash. Pour qu’une telle animation s’affiche correctement, il faut insérer dans la page un code fort compliqué. Ce code, malheureusement, n’est pas valide suivant le W3C...
Un autre cas difficile à gérer : les sites dynamiques. En effet, le W3C a édicté des règles d’imbrication des balises très strict. Dans le cas d’un site dont les pages sont générées dynamiquement, il est presque impossible de prévoir tous les cas de figure. Cela signifie qu’un site SPIP contiendra très certainement des « erreurs » selon le W3C. Mais ces erreurs ne géneront en rien son affichage sur les navigateurs... et c’est bien là le principal !
En fait, il vaut mieux considérer que les règles du W3C sont une sorte de ligne de conduite, une excellente source d’inspiration plutôt que des règles sacro-saintes à suivre absolument et aveuglément. Car on se priverait alors de bien des fonctionnalités du web.
Autant le dire tout de suite : Internet Explorer n’en fait pas du tout partie. Cela fait des années que ce logiciel n’a pas été réellement mis à jour, et il ne respecte aucunement les standards. Cela dit, il en reste suffisamment proche pour que l’affichage des sites soit à peu près potable. Mais cela limite grandement la créativité des développeurs et concepteurs...
Attendons la sortie de la future version 7 d’Internet Explorer, qui devrait, normalement, être bien plus respectueuse [3].
En fait, les navigateurs les plus respectueux sont certainement ceux qui utilisent le moteur Gecko. Ce moteur de rendu et d’affichage est open-source, c’est-à-dire qu’il est développé bénévolement par toute une communauté. Il évolue donc vite, et bien.
Les navigateurs utilisant le moteur Gecko sont principalement Mozilla et Firefox. Les dernières version de Netscape aussi l’utilisent. Afin de trouver toute la documentation nécessaire sur ces excellents logiciels, je vous invite à visiter le site de Geckozone, où vous les trouverez notamment en version française.
Ces utilitaires sont des logiciels en ligne qui permettent de valider une page suivant les normes du W3C. Cela est très pratique pour lister les erreurs de la page, mais ces validateurs ont quand même quelques limitations. Il faut donc s’en inspirer, mais ne pas se mettre martel en tête pour quelques erreurs.
[1] Communément appelé W3C : http://www.w3.org/.
[2] Pour Cascading Style Sheets, feuilles de styles en cascade. C’est un peu comme dans Word, où tous les styles sont imbriqués les uns dans les autres.
[3] Mise à jour : depuis, IE7 est sorti. Il respecte mieux certains standards, accepte le PNG... C’est un progrès. Mais il n’accepte pas encore tous les standards, et tente encore d’imposer sa façon de faire. On ne changera pas Microsoft...